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Deuxième Journée d'étude et de Recherche 1995

 

 

 

Argument

 

La violence, c’est-à-dire l’abus de la force du plus fort sur le plus faible, s’exerce le plus souvent en secret. Nous nous proposons d’interroger au cours de cette journée la violence sous toutes ses formes, et plus particulièrement les violences commises sur les enfants.


Nous envisagerons le secret dans tous ses aspects… Le secret des familles qui peut peser si lourdement sur le destin des sujets. Comment passer du soupçon au signalement ? À quel moment faut-il interpeller la justice ? Nous interrogerons des magistrats sur les réponses de la justice, des avocats sur les droits des enfants. Que dire de l’éthique des intervenants quant au secret professionnel, de la rédaction du certificat, des rapports. Nous évoquerons les pratiques institutionnelles, les synthèses : doit-on nécessairement rapporter à la synthèse tout ce que les usagers croient nous révéler sous le sceau du secret. Enfin nous interpellerons des psychanalystes.


L’agressivité est de structure. Si parlante chez Jérôme BOSCH, on la retrouve chez les enfants. Nous voyons l’enfant de 2 à 5 ans se régaler à l’envie des contes où il n’est question que de dévoration, de malédiction, de morcellement etc… Le petit enfant, nous le savons, est en proie à une jalousie ravageante. À quoi rêve le bébé face à son père lorsque celui-ci le prive de la jouissance de sa mère ? Que souhaiter à ce puîné qui jouit des privilèges auxquels il a dû lui si douloureusement renoncer ? Arracher la tête, crever le ventre, tuer le rival, voilà ce que souhaite le tout petit innocent. Le sujet est un meurtrier au départ, c’est l’apport de FREUD qu’il subsume sous le mythe de l’œdipe. Ce qui est choquant dans le complexe freudien ce n’est pas tant qu’ Œdipe tue son père et épouse sa mère, les mythologies ne disent rien d’autre… Non ce qui est à proprement parler scandaleux c’est de poser que pour accéder à l’ordre de la culture et de la civilisation, tout sujet doive en venir à haïr le parent du sexe opposé. C’est de l’issue du complexe œdipien que se déterminera la relation du sujet à son agressivité et son rapport à la violence.


Pour comprendre la nature de l’agressivité chez l’homme il faut considérer la structuration du moi et de ses objets. Ce rapport érotique où le sujet se fixe à une image qui l’aliène à lui-même, c’est en ce moment là qu’il constitue sa libido et c’est là que s’origine l’organisation de sa personnalité qui se livre à nous sous la forme du moi.