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Huitième Journée d'étude et Recherche 2006

 


Argument


De nos jours la psychanalyse est contestée voire refusée, soupçonnée d’être nocive ou pour le moins de dater. Il est vrai que la psychanalyse opère à contre temps.

Alors qu’avec les procès de la mondialisation s’offre à nous une société de masse, voici que la psychanalyse vieille de plus de cent ans, ce qui est peu comparé à la philosophie, s’intéresse au sujet, au sujet de l’inconscient, aux sujets pris un par un.

 

L’aliénation mentale, ne concerne pas seulement la folie qui est au demeurant la limite de la liberté, l’aliénation mentale concerne tout le champ social : l’hôpital se voit imposer une gestion d’entreprise, la nouvelle psychiatrie privilégie le DSM, certains préférant la prise de médicament à la singularité de l’histoire d’un sujet, histoire qui est la cause de sa souffrance.

L’école impose aux enseignants des programmes et une obligation de résultats, méconnaissant que chaque enfant est un sujet confronté à un désir de savoir, un savoir qui de prime abord vise la sexualité. Les intérêts pour les apprentissages se situant comme des réponses à la demande de l’Autre.

 

Enfin l’aliénation mentale touche tous ceux qui « sans papiers », sans travail et qui pour des raisons diverses échappent à la collectivisation et s’en trouvent par là exclus.

Nous vivons dans une société dans laquelle paradoxalement du fait de la massification, les individus se trouvent de plus en plus seuls.

Il est du devoir de la psychanalyse de maintenir coûte que coûte la position du sujet dans sa singularité.